Telle mère Telle fille

Quoi de plus géniale que d’être enceinte en même temps que sa soeur ? Sauf que Mado , Marie-Madeleine, n’est pas la soeur mais la mère d’Avril et qu’Avril en plus de son bébé qui va arriver s’occupe déjà de sa mère comme de sa fille.

Quel sublime méli-mélo d’aventure et de rire voilà en quelques mots le résumé de cette comédie.

Entre une fille trop responsable et mère en crise d’ado on ne repose pas nos zygomatiques une seule minute.

Juliette Binoche excelle dans la comédie en quadragénaire décoloré et rebelle faisant encore les yeux doux à son Ex Lambert Wilson et comme on a la chance de le voir presque nu dans ce film on comprend pourquoi.

Quant à Camille à chaque fois que je vois un film d’elle j’ai envie de l’appeler et de lui demander d’être ma meilleure copine tellement cette femme dégage de la sympathie de l’humour et de la fragilité à la fois.

Cette comédie est à aller voir pour rire pour s’émouvoir et pour avoir le courage de prendre ou reprendre sa vie en main.

Patients

Quelle lumière et quelle positivité dans cette pépite.

Entre les murs gris de ce centre de rééducation ces jeunes adultes vont faire entrer de la couleur et du rire.

Inspiré du livre de Fabien Marsault dit Grand Corps Malade, il aurait été facile de faire un film plombant qui tire les larmes ,mais pas du tout c’est l’inverse et je suis ressortis du film le sourire aux lèvres.

La musique y est très bien choisie et accompagne les roues de nos compères dans toutes leurs aventures.

Les mots à retenir de ce film sont espoirs détermination et courage, c’est ce qu’il a fallu à Fabien et son équipe pour réussir ce film le reste aussi.

Une ovation a tous les acteurs qui apportent leurs sourires, leurs regards malicieux et leurs talents à ce long métrage.

Sage Femme

 

Deux Catherine(s) pour un très bon film.

Ces deux femmes à la personnalité vraiment opposée vont réapprendre à se connaitre et vont finir par s’aimer comme mère et fille.

Catherine Deneuve est sublime en femme mûre mais fantasque qui ne veut que croquer la vie à pleines dents. Dans son pire moment elle voudra se rapprocher des gens qu’elle a le plus aimés entre sincérité et maladresse elle réussit à attendrir sa cible et nous-même.

Catherine Frot quand en elle, plus dure, a beaucoup de mal à lâcher prise.

Le mélange de ces deux profils fera de ce film une belle histoire avec de bons moments de rire et de partage. Les hommes sont quand même présents dans ce film mais ici ce sont les femmes qui commandent et nous amuse.

Laissez-vous promener entre jardin gros camion et fleuve dans la vie de ces deux femmes pas si sages.

L’embarras du choix

Choisir c’est mourrir un peu dit André Gide, Juliette n’a que trop bien embrassé cette citation tellement elle est incapable de choisir quoi que ce soit dans sa vie.

Fraichement remise d’une séparation elle rencontre un Écossais sexy puis un chef qui s’entend comme larron en foire avec son père.

Alexandra Lamy joue à la perfection la grande fille paumée et nous emmène avec elle dans son stress permanent.

Entre grandes hésitations et être toujours à deux doigts de se faire pincer on en oublie pas de rire et d’être enchanté par la naïveté de ces deux hommes qui ont trouvé LA femme de leur vie en la même personne.

C’est drôle , on croirait presque pouvoir deviner la fin mais de fil en aiguille le film devient surprenant.

 

Les figures de l’ombres

Il en aura fallu des années pour connaitre l’histoire de ces trois femmes qui ont apporté une aide cruciale dans l’histoire de la NASA.

Au lieu de s’indigner ,au lieu de se battre avec leurs poings elles font avec plus fort encore : leurs déterminations. Dorothy Katherine et Mary ont bousculé l’histoire en menant une vraie bataille pour leur profession tout en faisant valoir leurs intelligences. Grâce à leurs savoirs elles ont su faire évoluer les regards ainsi les gens ont pu voir au-delà de leurs couleurs de peau.

Ce feel-good movie n’est ni mélo ni pathos il décrit un combat bien mené sur fond de navette spatiale de calculs incompréhensibles et de l’entrée d’IBM dans les services de la NASA.

La musique, principalement gérer par Pharell William , qui accompagne cette aventure est vraiment top et reflète bien les différentes émotions et moments du film.

Je vous conseille vivement d’aller voir cette pépite qui vous émouvra et vous fera rire aussi.

 

La communauté

 

Bienvenue à Copenhague dans les années 70, Erik hérite de la maison qui l’a vu grandir ,mais cette maison de 450m2 est un peu grande pour sa femme sa fille et lui même.

Prêt à vendre sa femme l’en dissuade et le convainc d’inviter des amis à vivre avec eux afin de créer une communauté.

Sous les yeux de leur fille ,adolescente vivant ses premiers émois amoureux, ce petit monde va boire ,cuisiner, manger se soutenir se disputer mais surtout va vivre ensemble dans leur monde idéal pas toujours reflet de la réalité.

Une comédie douce amère qui traite de la quarantaine et  de la résistance d’un couple face à la douce jeunesse , un piège qui se referme sur la personne qui l’a mis en place.

Un bon moment à passer avec le réalisateur de Festen.

 

Dalida

 

J’attendais ce biopic avec impatience suivant sur les réseaux sociaux l’avancée du projet.

Lisa Azuelos et Sveva Alviti ont ressuscité l’interprète Italo Egyptienne pour notre plus grand plaisir.

La vie de Dalida se déroule sous nos yeux dans une temporalité  très bien géré et de sublimes images.

Sans mélodrame les douleurs et la solitude de la chanteuse sont porté à bout de bras par son interprète.

Les beaux moments de joie malgré sa vie tourmentée sont aussi de la partie pour nous montrer un peu de légèreté dans le tourbillon de la vie de la chanteuse.

Chacun des acteurs a campé à merveille son personnage qui était à l’époque une personnalité connue et ce n’est pas choses faciles.

Un clin d’oeil à Riccardo Scamarcio mon acteur  Italien préféré qui campe ici un frère impliqué et attiré par la lumière.

Pour résumé un premier biopic  très réussi pour Madame Azuelos mais pas le  premier chef-d’oeuvre.

Il a déjà tes yeux AVP

 

J’ai eu la chance d’aller voir en avant première, avec présence des acteurs et du  réalisateur, le très drôle et émouvant  « Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste.

Étaient présent en plus du réalisateur, Aïssa Maïga qui joue sa femme ,Marie-Philomène Nga qui joue la mère d’Aïssa et Delphine Théodore qui joue sa meilleure amie.

Que cela fait du bien de rire des préjugés, des crises identitaires et des incompréhensions, le sujet aurait pu tomber dans le cliché mais il n’en n’est rien.Du rire de l’émotion, des « mais non c’est pas possible » sont la recette de ce petits bijoux.On ne s’ennuie une minute et tout le monde peut se retrouver dans ces personnages hauts en couleurs de cette comédie anti-déprésseurs de ce début d’année.

Ce film est un vrai coup de coeur , un début prometteur pour l’année 2017 et une suite logique de réussite pour le réalisateur.

Lucien Jean-Baptise a choisis la voix du rire pour aborder des sujets malheureusement bien trop présents dans notre quotidien et c’est très plaisant.

J’ai passé un excellent moment face à des acteurs qui ont répondu présent au jeu des questions réponses du public présent lors de la projection.

Un clin d’oeil à Zabou Bretman qui joue son rôle à la perfection et à Michel Jonasz qui est présent à chacun des films ou presque de Lucien.